°°°     QUESTIONS  FRÉQUEMMENT  POSÉES     °°°


  • Quelle est la matière ?
  • Les lampes sont réalisées dans des tubes de matière thermoplastique
  • Les lampes sont toujours blanches ?
  • Le blanc est la couleur la plus utilisée. 
  • Quelles sont les ampoules utilisées ?
  • Les petites lampes sont équipées d'une ampoule LED.
  • Les grandes lampes sont équipées de tube fluorescent.
  • Quels sont les modèles de tubes fluorescents utilisés ?
  •  Actuellement deux modèles sont utilisés ;  l'un à 4000 °K, la lumière obtenue est un blanc chaud, proche d'un jaune pâle et un autre à 6500°K, qui procure une lumière très blanche, d'un blanc froid et proche du jour.  
  • Utilisez-vous des LED ?
  • Oui, pour les petites lampes.
  • Ce sont des lampes d'éclairage ou d'ambiance ?
  • Toutes les lampes sont avant tout créées avec une idée de lumière d'ambiance particulière. La lumière la plus intense vient du modèle Le Flambeau, Une Spirale et La Delta. Des mesures sont en cours.
  • Y a t-il un variateur ?
  • Les tubes fluorescents ne supportent pas les variateurs. Cependant, le modèle Une spirale présente des possibilités de variation de lumière.
  • C'est de la découpe au Laser ? 
  • C'est une question souvent posées par des personnes techniques. Les découpes sont réalisées avec des forets ou des mèches à percer, mais l'outil est tenu à la main, c'est une perceuse électroportative ou manipulé par la main (perceuse à colonne). Si les découpes sont précises et propres, c'est parce que des précautions sont prises au moment de leurs réalisations et finitions.
  • a t-il un risque avec la chaleur du tube fluorescent ?
  • Il n'y a aucun risque. Chaque lampe terminée est testée des jours et des nuits.
  • Y a t-il un risque avec la chaleur dégagée par l'ampoule dans les petites lampes ?
  • Chaque lampe est équipée de l'ampoule qui lui convient le mieux pour son usage. 
  • Pouvez-vous réaliser des carrés ou des lignes ?
  • Hormis le cercle, pour le moment je ne réalise pas d'autres figures géométriques.
  • Les finitions
  • PRESENTATION

    Certaines photos peuvent laisser penser que la lampe est grise ou noire, il n'en est rien, elles sont toutes peintes en blanc. C'est un RAL 9010.

    SOCLE

    Toutes les petites lampes comportent un socle, qu'il soit intégré ou extérieur. Les lampes moyennes ou grandes peuvent être complétées d'un socle extérieur en bois tourné.

    HAUTEUR

    Chaque hauteur de lampe est déterminée par la taille du tube fluorescent. Ainsi, un tube de 1,20m induit la taille de 1,30m et un tube de 1,50m induit les tailles comprises entre 1,65m et 1,80m.

  • D'où vous viennent les idées ?
  • Depuis que je suis au monde, j'ai vu, mais pas forcément retenu. Je ne suis pas inspiré par telle réalisation. En lien avec la création des lampes, je suis sensible à deux domaines de la transparence et des effets de lumière ; les ouvertures pratiquées en architecture avec aussi les vitraux, les ferronneries et la lingerie féminine avec les grandes robes travaillées ou vêtements réalisés au crochet et tissus ouvragés avec la broderie et la dentelle. C'est au moment du dessin, que la véritable création naît. La réalisation physique, n'est que le fruit de réflexions pour tenir son rôle de présence de lumière. Je remarque que plus je réalise, plus les idées viennent pour les futurs modèles. Une remarque que font d'autres créateurs ; le résultat me dépasse parfois.
  • Pourquoi exposer dans des églises ?
  • Pour exposer une lampe dans de bonnes conditions, il faut la pénombre, voire l'obscurité. Les églises offrent ces conditions recherchées de lumière avec aussi un volume suffisant, le calme et la sérénité. Je vous laisse découvrir deux extraits de ce qu'écrit à ce propos Charlotte Szmaragd dans son article "L’Eglise comme lieu d’exposition de l’art contemporain".
  • http://www.protestantismeetimages.com/C-Szmaragd-L-Eglise-comme-lieu-d.html        
  1. L’art contemporain dans l’église. Présentation du sujet : La problématique du lieu cultuel dans l’évolution des pratiques culturelles
  2. Les églises sont fondamentalement des lieux qui appartiennent au domaine culturel. Elles ont été les espaces d’expression et de représentation des œuvres et des artistes au cours de toute l’histoire de la culture occidentale. Ces réalisations ont fait l’objet de nombreux travaux d’analyse en histoire de l’art, que ce soit du point de vue architectural, artistique ou anthropologique. Concernant la période contemporaine, l’étude des relations entre l’art et l’Eglise s’est largement portée sur l’art dit « sacré », à savoir les réalisations d’œuvres religieuses (peintures, sculptures ou fresques, mobiliers liturgiques ou vitraux) par des artistes contemporains. Pourtant en observant l’évolution des pratiques culturelles, on distingue un autre champ de réflexion propre aux problématiques de la muséologie : l’église comme un espace, un lieu d’exposition pour l’œuvre. Il s’agit d’étudier des œuvres exposées de manière temporaire, dont l’intention n’est pas directement de satisfaire une commande religieuse pérenne, mais poursuivant une démarche autonome dans ces lieux. Pourtant l’église n’est pas espace neutre, comme un musée ou une galerie, où l’œuvre peut y dicter ses règles. C’est le lieu d’une pratique religieuse, concentrant des croyances et des rites, un lieu physique, symbolique, régis par un ensemble de règles. Comment alors le considérer ? Et si la « culture religieuse est indissociablement liée à l’art [1] », quand l’art contemporain s’invite dans l’église, qu’en est-il de l’esprit du lieu et de l’œuvre ? Par ailleurs, la muséologie contemporaine ou science de l’exposition nous a appris à reconsidérer les conditions physiques de présentation des œuvres, comme ouverture théorique du champ d’action de l’art en interaction avec son environnement. Une œuvre ne peut être isolée du contexte dans laquelle elle est exposée et perçue. Dans cette perspective, il arrive souvent que les œuvres soient, au moins en partie, motivées par le lieu où elles aboutissent, où elles sont montrées, mises en culture, installées, chorégraphiées, projetées.... Ainsi, voir une œuvre dans une église n’est pas la même chose que de la voir dans un musée ou une galerie. De même, le choix d’exposer une œuvre dans une église témoigne d’une volonté particulière des producteurs de l’exposition, que ce soit l’artiste, la paroisse ou une institution publique. Une relation, un dialogue, s’établie entre le lieu consacré et l’œuvre contemporaine, et celle-ci doit être prise en compte.
  3. En quoi l’église peut-elle se prévaloir d’être un lieu d’exposition pour l’art contemporain ? En quoi l’exposition de l’art contemporain dans une église constitue-t-elle un phénomène culturel donnant de nouvelles règles à l’exposition, au cadre perceptif de l’œuvre et aux finalités ecclésiales ?
  4. La confrontation de différents champs culturels et artistiques : La nécessité de se baser sur une réalité tangible et sur un corpus de terrain.
  5. Cette réflexion met en jeux deux domaines complexes : d’une part l’église en tant qu’espace religieux, historique, culturel et social, et l’art contemporain et ses multiples formulations. Il s’agit alors d’analyser la confrontation de ces deux univers et de comprendre par quels mécanismes ils sont amenés à se rencontrer puis à s’interpénétrer, tout en rendant compte de leurs diversités. Davantage, l’exposition d’une œuvre d’art contemporain dans une église est le fruit d’une relation individuelle et spécifique entre une paroisse et un artiste. L’axe principal de la recherche est ainsi la mise en dialogue de ces différentes sphères, acteurs et interprètes, afin d’aboutir à une définition ouverte d’un phénomène culturel récent et en probable expansion.
  6. Les initiatives culturelles dans les églises à Paris ne peuvent pas être considérées comme un mouvement général, dicté par telles ou telles instances publiques ou diocésaines. Les différentes expériences vécues dans les paroisses parisiennes dépendent beaucoup de la personnalité de leurs responsables et restent circonscrites à certains lieux, choisis pour leur dynamisme et leur rayonnement : l’église Saint-Eustache, l’église Saint-Merry, l’église Saint-Sulpice, ... ; les événements dans le cadre du Festival d’Automne et de la Nuit Blanche ; ou les initiatives culturelles menées par des instances religieuses (Association Art, culture et foi, la Galerie Saint-Severin, les Bernardins, le Seuil à la Chapelle Notre-Dame de la Sagesse ) à l’intérieur ou l’extérieur d’espace cultuel. Au nombre de ces paroisses répondent quelques initiatives culturelles, dont l’intérêt ne repose pas sur le nombre mais sur la diversité des différentes entreprises, des messages véhiculés et des personnalités rattachés à ces histoires. De l’exposition de paroissiens amateurs à la mise en espace plus aboutie d’artistes internationaux, tous types de manifestations sont permises.
  7. Conclusion/ Ouverture
  8. Se poser la question des expositions d’art contemporain dans les églises fait directement appel à un certain nombre de notions, allant de l’histoire au langage, du processus de création au cadre de réception, en passant par la réalité concrète et l’interprétation des œuvres dans l’architecture sacrée. En prenant Paris, ses églises et ses artistes comme cas particuliers, nous les dépassons pour nous engager dans une problématique vaste et complète. Si l’histoire des avant-gardes nous apprend le divorce idéologique des artistes de la tradition religieuse, les œuvres d’art actuelles reprennent place dans les sanctuaires selon d’autres modalités, témoignant d’un nouvel intérêt pour l’Homme, comme donnée essentielle du sacré et du religieux. Les Eglises de leur côté ne s’y montrent pas insensibles, et, grâce aux paroles de certains représentants ecclésiastiques particulièrement charismatiques, Elles ont compris depuis quelques années les enjeux d’un dialogue renouvelé avec l’art de leur époque. Entrant alors dans la sphère de la représentation, propre au monde de l’art contemporain, les paroisses parisiennes se mettent en exposition avec l’œuvre, et se confrontent à tous les publics, y compris les pouvoirs politiques.
  9. Or, si ce sujet délicat est abordé sous l’angle du regard, des regards, c’est pour mieux démontrer que la rencontre entre l’art contemporain et les réalités religieuses est avant tout une question de points de vue, de celui qui crée, de celui qui dispose, qui regarde, qui interprète. Nous nous trouvons face à une autre définition de l’exposition, au sens contemporain du terme, à savoir un cadre perceptif et réactif dédié à l’œuvre d’art. La confusion entre les champs de la religion, de la foi, de l’amour de l’art et de la création aboutit à un ensemble, composé des lectures différentes, nécessairement orientées et résolument subjectives. De l’artiste au curé de paroisse, du responsable du patrimoine aux instances diocésaines, l’Œuvre et l’Eglise sont autant d’agents actifs qui font de cette rencontre fugitive un échange complexe et non moins productif. Le fait d’envisager les églises dans une problématique culturelle peut faire émerger certaines défiances ou animosités envers l’art contemporain, la religion ou les institutions publiques. A l’inverse, formes et idées concourent à dessiner les contours d’une nouvelle tendance de l’art actuel aussi bien qu’elles signifient la renaissance d’un acteur culturel, discret dans ce domaine depuis la fin du XIXème siècle, l’Eglise. Charlotte Szmaragd